
Le modèle économique des sites d’information en ligne est-il viable ? Telle est la question qui se pose aujourd’hui pour les journalistes de Bakchich, qui fait face à de réelles difficultés financières et fait appel à ses lecteurs.

Le modèle économique des sites d’information en ligne est-il viable ? Telle est la question qui se pose aujourd’hui pour les journalistes de Bakchich, qui fait face à de réelles difficultés financières et fait appel à ses lecteurs.

Internet… une nouvelle technologie souvent accusée de tous les maux par les médias « traditionnels ». L’instantanéité due à ce mode de communication serait néfaste pour la qualité de l’information nous disent certains spécialistes des médias. Parmi eux, un certain Jean-Pierre Elkabbach, patron d’Europe 1 et de Public Sénat.

Après la défaite de l’UMP lors des élections municipales, les premières conséquences se font sentir à l’Elysée. Ancien favori de Cécilia déchu par Jean Sarkozy, David Martinon prend le large et s’envole pour les Etats-Unis avec à la clé un poste de consul, à New York ou à Los Angeles. Fini donc les points presse à l’américaine… La communication du président sera désormais gérée par un trio, à savoir Franck Louvrier, Claude Guéant et Jean-Daniel Levitte. Georges-Marc Benamou, qui était jusqu’alors chargé des questions de culture et d’audiovisuel, plie bagages et s’installe à Rome, à la direction de la villa Médicis.
Arrivée remarquée par les blogueurs francophones, celle de Nicolas Princen. Cette nouvelle recrue, aux études impressionnantes (diplômé de SciencesPo, de l’ENS et de HEC), sera chargé de surveiller les buzz liés au Chef de l’Etat sur Internet. Le jeune homme de 25 ans n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’il avait participé à la web-campagne de Nicolas Sarkozy. Il aura à priori fort à faire, les excès du Président de la République ayant été de véritables succès sur la toile ces derniers mois. Faites attention à présent : l’Elysée vous regarde !

Reporters sans Frontières annonce avoir réuni plus de 21.000 cyber-manifestants en faveur de la liberté de la presse, lors d’une action organisée sur son site internet du 12 au 13 mars et qui continue actuellement. 9 pays sont ciblés pour leur comportement à l’égard des internautes et journalistes : la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l’Egypte, l’Erythrée, la Tunisie, le Turkménistan et le Viêt-nam.
L’organisation rappelle que 62 cyber-dissidents sont toujours emprisonnés dans le monde en ce moment, dont 48 en Chine : un chiffre inquiétant à l’approche des Jeux Olympiques de Pékin, à l’occasion desquels RSF a également lancé une campagne de sensibilisation en faveur de la liberté d’expression, largement bafouée dans le pays.

Capture d’écran Nouvelobs.com
« On ne peut pas descendre plus bas, ou alors on trouve du pétrole » nous avait confié Guy Birenbaum à propos de la crédibilité des journalistes.

27 novembre 2007. Nous voici devant le siège des Editions Ramsay, où nous nous avons rendez-vous avec Guy Birenbaum, directeur de collection. Premier rendez-vous d’une longue série, auquel nous nous rendons avec un intérêt partagé… Nous sommes accueillis par une sympathique jeune femme, qui nous fait patienter quelques instants : nouveau venu dans l’entreprise, Guy Birenbaum n’est pas encore bien connu de l’hôtesse d’accueil… Il finit par nous rejoindre et nous guide dans son bureau duquel nous pouvons surveiller les allées et venues des autres employés au travers des larges fenêtres. A peine installés, notre hôte n’hésite pas à employer son célèbre franc-parler, qui nous désarçonne au premier abord mais qui sera plus que rafraîchissant au cours de cet entretien.

Un nouvel élan pour l’information ?
A première vue, on ne peut que se réjouir de se regain de transparence que l’internaute apprécie. Internet semble en effet lui donner la possibilité de remonter à la source de l’information, et par conséquent de se forger sa propre opinion. Comme l’a affirmé Guy Birenbaum lors de notre rencontre (à découvrir très prochainement sur le site), “la multiplicité fait que plus rien ne peut rester caché“. Par conséquent, la transparence du débat public semble sortir renforcée par la diffusion de ce type de vidéo. Le web assure la promotion de nouveaux contenus qui n’auraient probablement par trouvé leur place au sein des reportages des journaux télévisés traditionnels.
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Pratique initiée à l’occasion des dernières présidentielles, la mise à disposition de vidéos sur les sites de partage comme DailyMotion ou Youtube mettant en scène une personnalité politique dans une situation potentiellement compromettante fait aujourd’hui les beaux jours du net à l’heure des municipales. Petit retour en arrière: automne 2006, les primaires battent leur plein au Parti Socialiste … Un mystérieux Jules-Ferry met en ligne une vidéo de Ségolène Royal, où celle-ci, lors d’une réunion en petit comité en Janvier 2006, revient sur le sujet délicat du temps de travail des enseignants. Des propos non destinés à être publiés et qui provoquent immédiatement une levée de boucliers chez ses opposants, de droite comme de gauche, qui n’hésitent à s’en servir comme argument de campagne. Quelques semaines plus tard, c’est au tour du journaliste politique Alain Duhamel de faire les frais du web: interrogés à SciencesPo, dans le cadre d’une conférence organisé par les jeunes UDF, il avoue sa préférence pour François Bayrou. Polémique, France 2 et RTL le suspendent d’antenne le temps de la campagne. Enfin, après les législatives de juin 2007, le secrétaire général délégué de l’UMP, Patrick Devedjian, se fendait d’un explicite « cette salope » en faisant référence à Anne-Marie Comparini, ancienne députée UDF.