Ce projet est né un peu par hasard, dans une salle de classe de la rue des saint-pères, à Paris. Octobre 2007, 1er cours de Politique comparée. Notre prof présente les différents objectifs et travaux à réaliser durant le semestre : exposé, contrôles, … rien que du classique. Mais un élément retient notre attention : un dossier d’entretiens. Quelques jours plus tard, un message arrive sur notre boite mail. Un camarade propose de former un groupe pour travailler sur les médias. Sans hésitations, nous manifestons notre intérêt. Nous voila donc, quatre élèves (merci à Marjolaine et Lucas), prêts à commencer…
Après quelques contacts, nous obtenons nos entretiens… Des entretiens qui nous font découvrir la réalité des problèmes des médias, dont l’ampleur nous surprend, mais aussi les initiatives qui se créent pour y remédier . Le sujet nous passionne: nous décrochons un entretien de dernière minute, deux heures avant l’heure fatidique de la remise du dossier. Arrivés à SciencesPo une heure plus tôt nous préparons l’entretien quand un SMS arrive : reportage imprévu, Guillaume Dasquié est obligé d’annuler le rendez-vous que nous nous étions fixé.
Il n’en fallait pas plus pour que ce semestre d’entretiens nous laisse sur notre faim. D’où la décision de poursuivre cette aventure, à deux, sous la forme de ce blog. Loin de nous l’ambition de nous substituer à des journalistes professionnels, l’objectif de “Off the Records” sera de scruter l’actualité des médias, et de vous proposer notre éclairage, en tant qu’observateurs extérieurs mais passionnés et enthousiastes. Nous sommes parfaitement conscient qu’une réelle objectivité n’est pas atteignable : nous possédons chacun nos propres convictions et opinions (affichées). Cela reste néanmoins un idéal, que nous tenterons d’approcher au mieux sur ce site.
Thomas Baïetto
1989. Année symbolique, révolutionnaire. Historiquement bien sur. Mais aussi médiatiquement: les caméras sont là lorsque le mur tombe, là lorsque les Ceaucescu sont renversés. Internet pointe timidement le bout de son nez: pour la première fois, on évoque la toile, réseau navigable à grands coups de liens hypertextes.
1989. Année de ma naissance. Les médias donc, ont toujours fait parti de mon univers. Fascinant parfois, inquiétant … de plus en plus souvent. TF1 et l’insécurité, Pernaut et l’objectivité, les patrons de média et l’Élysée: dangers certains, boucs émissaires pratiques et enjeux cruciaux pour le militant du parti socialiste que je suis.
D’où l’envie d’en savoir plus, de cerner ce problème, de le creuser. Mon arrivée à Paris – je viens d’ Orléans – et à Sciences Po n’ont pas arrangé les choses. Au contraire, l’envie est plus que jamais là. D’où ce blog…
Mathieu Dehlinger
Les Enfants de la Télé… Le titre d’une (banale) émission de télévision, mais aussi une bonne expression pour décrire ce ce que nous sommes tous aujourd’hui… Je suis un enfant de la télévision. Né en 1989, les médias ont toujours fait partie de mon environnement : passionné par l’actualité, je dévore rapidement mes premiers journaux, regarde mes premiers reportages, et découvre avec émerveillement l’avancée que représente l’arrivée d’Internet dans le paysage des moyens de communications.
Issu d’une petite commune rurale de Moselle, dans le Nord-Est de la France, j’ai souvent regretté que les seuls moyens d’information dans mon entourage familial et amical soient le Républicain Lorrain, notre quotidien régional, et le 13 heures de TF1… une représentation trop étriquée à mon goût du monde dans lequel nous vivons. Attiré par la politique, les élections présidentielles de 2002 & 2007 et les campagne auxquelles elles ont donné lieu n’ont fait que renforcer mon intérêt pour les médias, parfois encensés mais aussi souvent décriés… un intérêt qui s’est manifesté avec mon entrée à SciencesPo. mais aussi par mon adhésion au Mouvement Démocrate, séduit par le discours de François Bayrou sur ce thème et bien d’autres. Cet intérêt se concrétise encore aujourd’hui avec la création de ce blog.



mars 13, 2008 à 9:29
Bravo pour votre initiative citoyenne chers étudiants. Continuez!
J’ai bien compris la mention sur le “que du classique” en début d’année : ça va décoiffer ce semestre.
Bravo