
Nous inaugurons aujourd’hui avec Karim Baldé notre rubrique chroniques. Cette rubrique a pour but d’apporter un vent de fraîcheur et un regard nouveau sur ce blog en donnant la parole à d’autres mordus de l’info comme nous. Cet article est, nous l’espérons, le premier d’une longue et fructueuse collaboration. Nous renouvellerons donc ponctuellement ce type d’intervention et sommes ouvert, tout en gardant le contrôle de la ligne éditoriale d’Off the Records, à vos propositions. Mais assez parlé, découvrons donc le Karimix de l’info. Enjoy …
Moteur… Action !! C’est parti pour ma première chronique sur Off the Records, je me présente donc rapidement Karim B., 18 ans, étudiant en 1ère année à Sciences-po. Mais assez parlé de moi, passons à l’actualité médias de cette semaine raccourcie par le pont du 8 mai, ou plutôt l’« aqueduc » comme le nommait Le Figaro il y a quelques semaines.
Mon accroche n’étant pas anodine, commençons par le cinéma médiatique qu’arrive à générer un homme et un seul : Nicolas Sarkozy. Le Président de la République a célébré sa première année à l’Elysée, non pas en se rendant à la fête organisée par l’UMP, ni même sur un yacht de Bolloré en ces temps durs, mais, …… par une énième couverture de Paris Match, avec tout de même une nouveauté : la présence de sa femme, l’époustouflante Carla sur les clichés. Ben voyons, comme si cela ne suffisait après 1 an de présidence où il aura occupé le devant de la scène, qu’elle soit politique, médiatique ou personnelle. Rétrospectivement, ce douze derniers mois auront été marqués sur le plan médiatique par une véritable volte-face des journaux, et notamment des hebdos à son sujet. Souvenez-vous, il n’y a pas si longtemps de cela, cette presse s’agenouillait devant un Sarkozy grand, séduisant et dynamique. Sauf que depuis le tournant de l’automne dernier, tout le monde semble s’acharner sur ce Sarkozy petit, nerveux et qui fait peur par ses réformes en cascade, et aujourd’hui ces mêmes médias lui tournent les talon(nettes) et tirent un bilan sombre de son début de quinquennat, comme si de rien n’était, à croire que le temps de l’admiration semble révolu, du moins pour le moment. A suivre au prochain épisode, ….
Bon, après tout ce cirque, il est temps de prendre un bol d’air, surtout avec le beau temps qu’il fait ces derniers jours. Un bol d’air dont a cruellement besoin le quotidien économique La Tribune, dont le nouveau actionnaire principal, Alain Weill, a annoncé la mise en place d’une nouvelle formule pour septembre 2008. Il faut dire que quand vous lisez ou même feuilletez ce journal, enfin si vous en avez le courage, cela provoque chez le sujet des maux de tête douloureux, allant parfois jusqu’à des malaises tellement il y a de chiffres à virgule et de lettres qui forment des mots incompréhensibles dedans. Alain Weill souhaite modifier la ligne éditoriale du quotidien afin de le rendre plus généraliste ou plutôt «grand public», c’est-à-dire pour le rendre plus accessible à tout ceux qui ne sont pas fan de CAC 40, SICAV et autres abréviations du genre, ce qui permettra peut-être de doper (sans EPO) les ventes.
Une autre entreprise qui veut doper son audience est TF1, tellement même qu’on assiste depuis quelques temps à des déprogrammations en série(s). Dans la case matinale, des fictions de qualité telles que « Alliances et Trahisons », installée la semaine précédente, «Melrose Place » ou encore « Le Destin de Bruno », ont fait les frais de « contre-performances d’audiences » dixit la chaîne, qui souhaite à l’image de ce qui se fait en bourse une rentabilité immédiate sous peine de sanctions. Cela fait suite aux retraits de l’antenne du jeu « Un contre 100 » de Benjamin Castaldi et « Jardins Secrets » qu’on nous a vendu comme un « Desperate Houseviwes » version hollandaise, et là je ne plaisante malheureusement pas. Cette volonté excessive d’audience n’est certes pas nouvelle, mais on est en train d’atteindre des sommets (du Kilimandjaro avec des handicapés) en ce moment.
TF1, qui fait partie avec Europe 1 et Les Echos, des médias qui traversent des difficultés ces temps-ci. La radio généraliste s’est encore illustrée par les suites de l’affaire Sevran et la mise en demeure du CSA pour manquement à l’honnêteté de l’information. Quant au quotidien économique, il nous a fait une excellente blague avec la nomination d’Antoine Arnault, le fils de Nanard (un peu de relâchement ne fait jamais de mal) au comité d’INDEPENDANCE éditoriale du journal. Comme par hasard, les trois que je viens de citer sont possédés (tel un esprit maléfique présent dans leur corps) respectivement par Bouygues, Lagardère et Arnault, des grands amis de notre cher Président. De là à sous-entendre qu’il s’agit d’un retour de bâton mérité, il n’y a qu’un pas que je vais franchir allègrement.
Malheureusement, je constate qu’en achevant ma chronique, je viens de faire un tour de l’actu médias de cette semaine en retombant sur le Président de la République, donc là il est temps : Coupez !
Karim Baldé



mai 13, 2008 à 10:48
Mr Baldé, je ne vous connais pas, mais votre style me rebute quelque peu et dénote votre appartenance dissimulée à une gauche bolchévique dépassée. D’ailleurs vous ommetez de parler de votre confrère ” the red postman “, Mr Olivier Besancenot en personne, qui s’encanaille chez Drucker. Bolchévique !!