Cinq mois après le changement de propriétaire (le 24 décembre 2007) et trois mois après le départ du directeur de la rédaction Erik Izraelewicz (le 12 février 2008), la tension est toujours palpable aux Echos et il aura fallu une nomination symboliquement maladroite pour relancer le conflit entre la rédaction et l’actionnaire principale, Bernard Arnault (PDG de LVMH).
Ce matin, Augustin Scalbert, journaliste média de Rue89, revient sur une nomination qui devrait faire plus de bruit (A l’heure où j’écris, seul Rue89 et Marianne2.fr en font état): Antoine Arnault, fils du PDG de LVMH, ancien directeur de la communication de Louis Vuitton (une des nombreuses griffes du groupe de luxe) est nommé au comité d’indépendance éditoriale (une des conditions posée par la rédaction pour le rachat) comme représentant de l’actionnaire.
La nomination d’un « dircom », qui plus est héritier du patron, n’est évidemment pas un signal positif envoyé à la rédaction du premier quotidien économique français. La SDJ (société des journalistes) n’a d’ailleurs pas tardé à se fendre d’un communiqué pour faire part de sa surprise.
A lire donc ce papier intéressant, qui a en plus la particularité de vous offrir une information peu voir pas reprise par ailleurs. Etrange …
A lire, re-lire et re-re-lire:
La crise aux Echos: rencontre avec Vincent de Féligonde
La crise aux Echos: rencontre avec Vincent de Féligonde (l’intégrale)



