A l’occasion de la journée mondiale pour la liberté de la presse (le 3 mai), Reporters sans Frontières a mis en ligne un rapport sur les violences commises contre les journalistes dans les pays de l’Union européenne.
Si l’association reconnait que la liberté de la presse est une réalité au sein de l’UE, elle constate néanmoins que « la situation n’y est pas parfaite ». Elle commence par souligner brièvement le problème de la concentration médiatique, jugée « excessive dans quelques pays », et de la protection des sources.
Mais le cœur du rapport réside dans le recensement des violences contre les journalistes. En vrac: menaces verbales, tentatives d’assassinats par des entités privées, agressions, pressions sur les familles; toutes sortes de pratiques qui subsistent encore au sein de l’UE. En France par exemple, après la Corse ces dernières années, c’est au tour des banlieues sensibles de devenir des zones dangereuses pour les reporters: agressions et vols de matériels.
Outre sa valeur intrinsèque, ce rapport a également une valeur symbolique: pour la première fois, RSF publie une enquête spécifique sur la situation dans l’UE. Toutefois, on peut regretter que l’association n’évoque qu’en coup de vent le problème de la concentration, problème certes moins porteur médiatiquement – on n’imagine mal les grands titres de la presse ou de la télévision nationale faire leur une sur ce fait – mais tout aussi voir plus important que les violences physiques.



