Le passage de la flamme olympique à Paris hier n’a malheureusement pas été un grand moment pour la liberté de la presse en France. En effet, de nombreux incidents ont touché les journalistes qui couvraient les évènements: d’un John Paul Lepers chahuté à un Alexis Marant (Agence Capa) écarté du convoi alors qu’il possédait toutes les accréditations requises, en passant par le molestage de Bruno Girodon, journaliste reporter d’images (JRI) de France 2, les forces de l’ordre française et les « officiels » chinois se sont illustrés par leur respect pour la liberté de la presse. Ce dernier incident est évidemment le plus grave, puisque le malheureux caméraman a, selon le chef des JRI à France 2 Roger Motte, « perdu connaissance une dizaine de seconde » avant d’être admis à l’hôpital pour des examens (rien de grave, il a pu quitter l’établissement dans la soirée). Toujours selon la même source, le journaliste a l’intention de porter plainte et sera, par ailleurs, entendu par l’IGS (l’inspection générale des services) qui a ouvert une enquête administrative.
Hier, les méthodes des forces de l’ordre française étaient, par certains côtés, made in China…
[edit] Les images, prise par le caméraman agressé, sont disponibles sur cette vidéo:
J.O. : Quand la police française dérape !
envoyé par larnaut




avril 8, 2008 à 9:22
Bien vu le “made in china” , ce qui est affligeant c’est aussi les policiers qui censurent les drapeaux tibétains et les affiches RSF … et bien sur par les drapeaux chinois. Incohérence quand tu nous tiens !
avril 17, 2008 à 6:59
vous avez entendu parler de ce fameux texto appelant au boycott de carrefour… autorités chinoises or not?
avril 23, 2008 à 9:22
Je n’ai pas entendu parler du texto mais du buzz sur l’internet chinois … De toute façon, il n’y a pas à tergiverser longtemps: en Chine, toute manifestation bénéficie au moins de la bienveillance des autorités si ce n’est plus. Mais je ne pense pas que cela va être très problématique, le pouvoir ayant tjrs tendance à faire en sorte que ces jeunes nationalistes n’aillent pas trop loin …