Le puritanisme sans limites du CSA américain

Logo de la Federal Communications Commission

Notre Conseil Supérieur de l’Audiovisuel fait souvent l’objet de critiques acerbes : nominations politiques, faible pouvoir de sanction, … De l’autre côté de l’Atlantique, la Federal Communications Commission, qui n’est autre que son équivalent américain, n’hésite pas à partir en croisade contre la vulgarité, au risque même de tomber dans un excès de puritanisme. A quand un juste milieu ?

Dans les années 70, un brillant humoriste américain, George Carlin, avait présenté un de ses sketchs dans lequel se retrouvaient de nombreuses grossièretés. La FCC était alors montée au créneau et était parvenue à bannir sept mots considérés comme des jurons, désormais interdits d’antenne durant les émissions enregistrées sous peine d’importantes sanctions financières pour les networks américains : on ne plaisante pas avec la vulgarité aux Etats-Unis !

Dernier épisode en date : suite à de nombreux dérapages de célébrités au cours de cérémonies officielles, le FCC a désormais porté le dossier devant la Cour Suprême pour que la réglementation s’applique également aux programmes diffusés en direct ! Un bel exemple d’une influence mise au service d’une cause plus que contestable : plutôt que de vouloir aseptiser de façon draconienne le langage à la télévision, ne faudrait-il pas d’abord se concentrer sur d’autres dérives comme la partialité des informations, la manipulation des images, les excès des télé-réalités ? La question mérite d’être posée… à la fois aux Etats-Unis, mais aussi dans notre pays.

Une réponse vers «Le puritanisme sans limites du CSA américain»

  1. 555ru à dit:

    Les Etats-Unis sont un pays étonnant mais pas forcément dans le bon sens du terme. Leurs dirigeants ne se privent jamais de donner les leçons au reste du monde concernant les droits de l’Homme et par conséquent sur la liberté d’expression et d’opinion. Pourtant, la plus grande démocratie du globe ne se sent visiblement pas concernée par ses propres conseils. Au moment où les médias sont réprimés dans de nombreux pays (Chine, Russie… ;) l’Oncle Sam devrait rester un exemple à suivre et arrêter de se présenter comme une vierge effarouchée dès qu’une chanteuse montre un bout de sein ou que quelqu’un dit une grossièreté. Ce rôle ne lui convient pas du tout.

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