Lagardère : un groupe média ?

Arnaud Lagardère

Arnaud Lagardère présentait hier les résultats 2007 de son groupe éponyme, à la tête duquel il a succédé à son père en 2003. Avec sa filiale Hachette Filipacchi Médias, il contrôle de nombreux titres comme le Journal du Dimanche ou Paris Match, tandis que Lagardère Active détient diverses chaînes de télévision et radios parmi lesquelles Europe 1, Virgin Radio ou MCM.

Interrogé par Le Figaro à cette occasion, il explique le choix de n’avoir pas inclus les résultats de sa branche EADS dans les comptes de l’entreprise, en affirmant son repositionnement : « Le groupe Lagardère, [...] c’est un groupe média ». Il considère les activités sports et médias comme les moteurs de croissance du groupe, alors même que les secteurs télévision et radio enregistrent un repli de 12,6% de chiffre d’affaires contre 1,7% de hausse en ce qui concerne la presse.

En ce qui concerne le développement de ses activités à la télévision, le dirigeant renonce à contrôler une chaîne hertzienne gratuite, expliquant qu’il n’a l’intention d’acquérir ni TF1, ni France 2 si la chaîne était privatisée. Le groupe pourrait tout de fois augmenter sa participation dans le groupe Amaury (éditeur du Parisien, de l’Equipe…) ainsi que dans Canal+, de 20% aujourd’hui à 34%.

Un investissement dans Le Monde n’est pas mis de côté, mais Arnaud Lagardère tient à affirmer : « Le pouvoir éditorial ne m’intéresse pas, je veux un pouvoir économique ». Une clarification probablement nécessaire compte tenu de ses relations avec le Président de la République Nicolas Sarkozy, qui fait partie de ses amis. De nombreux journalistes avaient été notamment troublés par le limogeage d’Alain Genestar de Paris Match en 2005, dont les raisons restent encore obscures puisqu’on soupçonne encore la une consacrée à Cécilia Sarkozy et Richard Attias d’être à l’origine de ce licenciement…

L’intégralité de cette interview à découvrir en page 26 du Figaro d’aujourd’hui…

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